En Bolivie au coeur de l'Amerique du Sud profonde

Récits de voyage > journal de voyage
Bolivie - salar d uyuni tour
de Alexandre, le 05-05-2008

En Bolivie au coeur de l'Amerique du Sud profonde

Mercredi 30 avril 2008 en route vers le trek de 5 jours
Accompagné de Peggy qui m’a rejoint pour 3 semaines de cette partie de mon tour du monde, de Marc et Maud 2 autres tour-du-mondistes français et Tim un voyageur allemand, on opte pour une aventure en 4x4 de 5 jours/4nuits qui nous conduira sur les terres boliviennes depuis le Sud-Lipez jusqu’au célèbre Salar d’Uyuni. La majorité des tours proposés par les agences de San Pedro de Atacama se font en 3 jours/2nuits mais on choisit de vivre à fond cette traversée des montagnes pour aller encore plus loin dans les rencontres authentiques avec la nature et les locaux.

Le trek commence par le passage de la frontière bolivienne à plus de 4000 m d‘altitude. Les formalités sont assez rapides malgré les nombreux voyageurs routards qui se pressent, et qui représentent surement les seules 20 minutes de travail intensif de la journée pour les douaniers locaux. Avant de se lancer sur les pistes rocailleuses, on prend un petit déjeuner sous un air vivifiant puisqu’un vent frais s’invite à notre table à cette altitude élevée. Pas facile de beurrer sa tartine avec des gants en poils d’alpaga !

Départ vers le premier site du jour : la laguna Verde, un très grand lac qui comme son nom l’indique à une couleur turquoise intense, amplifiée par les croutes de sel qui bordent ses berges. Le lieu est d’autant plus magique que l’on est au pied du volcan Licancabur qui culmine à près de 5900m avec son allure de cône parfait. Il était déjà impressionnant vu depuis la vallée de la Luna au Chili mais quand on est face à lui, c’est un grand moment, malgré le vent qui souffle puissamment et le soleil intense. Le tour commence fort avec déjà des paysages à couper le souffle.
Poursuite du trajet au travers des pistes toujours à plus de 4000m d’altitude avant de marquer une pause déjeuner sur le site des Aguas calientes, une source d’eau thermale à 37 degrés, alors qu’à l’extérieur la température doit avoisiner les 5 degrés.
Reprise du trajet et cette fois on traverse de longue étendues de sable et de pierre rougeâtre : le désert de Dali qui porte ce nom en raisons de gros rochers aux étranges formes qui, parait-il, auraient inspiré le célèbre peintre.
On atteint ensuite la zone volcanique de Sol de Manana et là on est sur une autre planète. J’avais déjà vu beaucoup de cratères fumants en Nouvelle-Zélande, puis un cran au-dessus avec la plaine de geyser d’El Tatio au Chili, mais ici on est dans une autre dimension. A 4800m d’altitude, le sol est littéralement troué de cratère, plus fumants les uns que les autres. Le vent glacial contraste avec la chaleur qui se dégagent des cratères, l’odeur de souffre est très puissante, le fond des trous alternent entre eau bouillonnante et piscines de boue qui explosent. La vapeur est si importante qu’il faut, comme l’indique un panneau, être très prudent et regarder où l’on met les pieds tellement la fumée est opaque et on risque à tout moment la chute dans des eaux à plus de 100 degrés. Un endroit insolite, superbe, inédit en comparaison de tout ce que j’ai pu déjà voir depuis le début de mon aventure autour du monde. On va crescendo dans la découverte des merveilles de la nature bolivienne depuis ce matin, et on se demande jusqu’où iront nos chocs visuels.
On ne tardera pas à avoir la réponse, puisque la route nous emmène ensuite vers la Laguna Colorada. Et là, vision incroyable : face à nous, encore loin, on distingue une immense étendue d’eau dont la couleur rougeâtre intrigue. Est-ce le reflet des falaises rouges des montagnes qui bordent le lac ? Et cette fumée blanche qui flotte au dessus de l’eau, est-ce encore des vapeurs volcaniques ? Quelle est donc toute cette activité animale qui s’agite sur les berges ?
Plus on s’approche, plus la surprise se dévoile. La Laguna Colorada est vraiment rouge, couleur issue de la présence de micro-organismes qui pullulent dans l’eau, et cette vie aquatique constitue en fait l’abondante nourriture de milliers de flamands roses qui ont élu domicile ici. C’est encore plus sauvage que la Camargue. Le bal des flamands qui décollent et atterrissent plus loin sur cette eau rouge balayée par des nuages de poussière de sel blanc est tout simplement d’une beauté enchanteresse. On ne peut que rester admiratif devant ce spectacle d’un autre monde. Et tout cela, nous avons le privilège d’être ici, de voir cela de nos yeux, et il manque juste Nicolas Hulot pour nous accompagner sur toute cette journée au cœur de ce que la Bolivie commence à peine nous dévoiler de sa beauté naturelle.

On termine la journée en atteignant un petit village de montagne où nous passerons la nuit, accompagné d’une autre équipe de voyageurs. Première nuit au confort plutôt rustique, dans un dortoir où on sera content de se réunir à 5, histoire de profiter de la chaleur humaine (pas de sourire, svp !) puisqu’on dort à plus de 4100m, dans une pièce sans chauffage ni électricité, la seule énergie étant apportée pour quelques heures par un générateur. Nuit froide, bien enfoncé dans nos duvets, eux-mêmes ensevelis sous une couche de couverture dont le dernier lavage remonte à une éternité si l’on en croit la couche de poussière qui s’en dégagent au moindre mouvement fort. Première nuit à une telle altitude, les corps réagissent et pour ma part, je me surprendrai à me réveiller plusieurs fois dans la nuit à chercher péniblement ma respiration en raison du manque d’oxygène, et à ressentir des fourmillements permanents dans les doigts. Pas évident de s’acclimater, malgré les doses intensives de mate de coca que l’on aura bues tout au long de soirée. Cette fameuse feuille de coca tant condamnée en raison de son utilisation à d’autre fins que celle d’être simplement la plante favorite des boliviens et péruviens pour lutter contre le mal d’altitude.

Jeudi 1er mai 2008 : 2ème jour de l’aventure 4x4 dans le Sud-Lipez
Lever à 7h après une première nuit très fraiche qui annonce la couleur des jours à venir, puisqu’on continuera de vivre à plus des 4000m. Petite balade dans le village qui nous offre les premières scènes de la vie très rudimentaire et isolée des habitants de la campagne profonde bolivienne. Quelques enfants accourent nous voir, l’un d’entre eux passe avec un très grand sourire, et tire derrière une ficelle à laquelle est accroché un morceau de bidon en plastique qui lui fait office de jouet ? On est dans un autre monde, celui où l’on utilise les moyens du bord pour vivre ses simples jeux d’enfants, un monde qui n’a aucune idée de celui dans lequel vivent les enfants occidentaux, où plus près ceux des grandes villes sud-américaines.
On quitte la ville pour aller vers la première étape du jour : la laguna Celeste. L’endroit est une nouvelle fois l’occasion d’en prendre plein les yeux, au pied de hautes montagnes aux sommets enneigés. L’espace de 2h, on part à pied à la découverte de cette immense lagune, partagée entre un lac sur lequel flotte quelques imposants blocs de glace, et le sol blanc salé aux airs de Salar d’Uyuni qu’on découvrira d’ici quelques jours. On s’aventure à traverser une partie très peu profonde de la lagune, sur une pellicule de glace qui menace à chaque pas de se fissurer et de rompre, ce qui nous vaudrait une belle série de pieds mouillés. Par chance, j’échappe à ce bain trop rafraichissant en visant bien l’endroit où je pose mes pieds!
Après une pause déjeuner en plein soleil et fort heureusement à l’abri du vent glacial qui souffle à plus de 4300m, le 4x4 de Carlos poursuit sa route au travers d’autres lagunes, dans lesquelles on retrouve des colonies de flamands roses décidément très présents à cette altitude. Une altitude également très prisée des troupeaux de vigognes, cet animal lointain cousin de la biche et du lama, au pelage brun clair assez raz, et qui régulièrement s’amusera à couper la route à quelques mètres de notre pare-choc. Plus la route avance, plus les lamas se font nombreux jusqu’à notre arrivée dans le village où nous passerons la seconde nuit de notre périple, Kolpany et ses 80 habitants. On est accueilli par un troupeau de lamas, dont les oreilles sont décorées de petits morceaux de laine aux couleurs verte-jaune-rouge identique à celles du drapeau bolivien. L’arrivée dans le village est étonnante : un air de ville fantôme, personne dans les rues poussiéreuses à part les lamas, et il nous faudra atteindre la dernière maison du village pour rencontrer quelques locaux, puisque c’est ici que nous passerons la nuit.
On est accueilli par une famille bolivienne dans un endroit assez étonnant. Première rencontre avec 2 membres de la famille, la petite Gabrielle et sa maman, toutes 2 en tenue traditionnelle, et chacune en train de porter sur le dos un fagot de bois qui semble beaucoup trop lourd pour elles, si l’on en juge combien leur dos est vouté. Leur maison est petite et très rudimentaire, au toit de paille, s’organise autour d’une petite cour intérieure, et le cœur de vie semble être la cuisine. Après être entrés dans la maison en passant sous un surprenant morceau de viande de patte de lama en train de sécher, on fait connaissance avec la petite famille. Toute une génération vit ici, avec la grand-mère, la mère et les nombreux enfants, dont l’un d’entre eux s’improvise comme le commercial de la famille pour nous vendre des produits en laine tandis qu’un autre s’affaire sur un métier à tisser tout droit sorti d’un autre temps. La cuisine est très rustique sur son sol de terre, des pots y sont entassés sur des étagères de fortune tandis que quelques ustensiles sont accrochés au mur, à côtés de vieilles affiches d’écolier destinées à apprendre aux enfants quelques mots en espagnol avec leur traduction en langue Quechua, dialecte des boliviens. Les femmes portent la tenue traditionnelle, une jupe bouffante, des collants de laine épaisse, et un chapeau Borsalino sous lequel leur longue chevelure noire se sépare en 2 longues tresses. La mère nous préparera des galettes de pain dans son four qui sert à la fois de chauffage, et sur lequel des bouilloires d’eau chauffent en permanence. Il fait bon dans cette pièce où nous nous entons progressivement de mieux en mieux.
On dine avec cette famille dans cette si petite pièce que selon nos critères de vie européenne on jugerait de misérable. Mais pour nous, c’est un véritable privilège d’être invité ainsi à partager le repas. 2 mondes inconnus sont réunis, on s’observe pudiquement, nos regards se croisent, je ne saurai dire qui d’entre eux et nous est le plus intimidé face à l’autre. On tente progressivement d’échanger avec nos quelques mots d’espagnol, sourire et plaisir de se comprendre donnent toute son intensité et sa richesse à ce moment. Nous n’avons pas grand choses à leur offrir, mais on collecte savons, stylos, brosse à dent, miroir, confiserie, barres de céréales … Des choses si simples mais qui font défaut dans ce village isolé et perdu au milieu des froides montagnes, où aucun touriste ne vient jamais. Comme tout enfant dans le monde qui regarde des sucreries avec des yeux gourmands, je crois que je n’ai jamais vu des enfants prendre autant le temps d’observer et de déguster une simple barre de céréales, de celles qu’on avalerait chez nous en oubliant de la regarder.
Le diner terminé, on boit une dernière tasse de maté de coca pour nous réchauffer le corps, tandis que Carmen nous prépare des bouillottes de fortune avec de simples bouteilles en plastique. Il faut dire qu’on passera cette nouvelle nuit à 5 dans une minuscule pièce sans chauffage ni électricité, sur des lits en pierre construit à même le sol poussiéreux, tandis qu’il fera -10 degrés dehors. L’aventure un peu à la dure mais l’expérience humaine qu’on a vécu ce soir en vaut vraiment la peine.

Vendredi 2 mai 2008 : 3ème jour de l’aventure 4x4 dans le Sud-Lipez
Après un copieux petit déjeuner avec la petite famille, visiblement habituée à notre présence, on quitte cette surprenante étape après de nombreux sourires de remerciement. Les lamas présents par dizaines la veille ont déserté les alentours de la maison, et on poursuit notre route en solitaire vers le village de San Antonio de Esmeruco. Un peu plus d’habitant et de vie dans les rues de ce village où les boliviens restent haut en couleur avec leurs tenues traditionnelles. Notre arrivée sur la place de l’église, d’ailleurs fraichement construite et pas encore inaugurée, crée l’événement et les enfants viennent satisfaire leur curiosité tandis que les adultes nous observent discrètement. Rendez-vous est pris pour dormir dans l’internat de l’école ce soir, puis nous partons dans les montagnes vers le site de la Ciudad de Rome. L’endroit est vaste, avec sur notre gauche un canyon, à droite un immense volcan à la forme conique superbe, tandis que face à nous se dresse l’ensemble de roches pointues qui forment la Cité de Rome. Etonnante curiosité locale : pour ceux qui ont aimé le cœur de Voh (en Nouvelle-Calédonie) immortalisé par Yann Arthus-Bertrand sur sont livre « la Terre vue du ciel », un autre cœur à la forme parfaite occupe tout un flanc de montagne, peut-être un clin d’œil pour nous dire qu’on ne peut qu’aimer la Bolivie !
Après un nouveau déjeuner préparé par Carmen toujours aussi douée pour nous faire des repas incroyables avec peu de moyens, on part pour une longue balade de près de 4h dans le canyon, dont la hauteur et la forme des roches donne parfois des airs de cathédrale au site, d’où son nom.
En fin de journée, alors que le soleil disparaît et que la température chute de 20 degrés en l’espace d’une heure, on revient sur San Antonio. Problème, l’internat où nous sommes censés passer la nuit a eu quelques soucis de communication avec la personne qui s’était engagé à nous héberger pour la nuit. Changement de programme, on est logé dans une pièce presque aussi rudimentaire de la veille, aux carreaux cassés, comme cela on est sûr d’avoir de l’air frais, très frais toute la nuit dans la chambre, toujours sans chauffage. On continue de faire l’impasse sur la salle de bain et nos rêves de douche chaude s’envolent une nouvelle fois. Heureusement qu’on arrive à rire de cette soirée où l’on dine à la bougie, presque avec nos gants pour tenir notre fourchette ! Le genre de situation où les pires moments deviendront plus tard ceux que l’on se remémorera le plus ensuite.

Samedi 3 mai 2008 : 4ème jour, du Sud-Lipez vers le Salar d’Uyuni
On ne va pas regretter notre lit qui a oublié d’être douillet pour une nouvelle fois charger le toit du 4x4 et prendre la route pour cette fois une très longue journée de voiture pour se rapprocher de notre destination finale, le Salar d’Uyuni. Sur la route de ce matin, on parque un premier arrêt dans le village de Guadalupe et une nouvelle fois notre 4x4 provoque l’événement en attirant certains villageois curieux de voir ce que des touristes viennent faire dans ce coin si reculé du Sud-Lipez. Quelques femmes s’activent dans les rues, portants sur le dos leur grand tissu qui leur fait office de baluchon pour transporter tout un tas de choses.
Suite de la route, pause déjeuner au creux d’une montagne, avant d’attaquer une longue route à travers l’Altiplano bolivien, sorte de grande pampa à l’air faussement plat à 3700m d’altitude. On croisera de tout sur cette longue piste poussiéreuse : cactus, plantes du désert, lamas et même une étonnante moto surchargée roulant d’une manière peu rassurante, comme on pourrait s’imaginer la moto Poderosa du « Che » lors de son voyage initiatique en Amérique latine.
En fin de journée, on retrouve la civilisation en faisant une halte à San Cristobal, pour faire (cela devient urgent) le plein de carburant. Pas de chance, plus de gasoil et là on découvre qu’il y a toujours une solution en Bolivie, et elle s’appelle marché noir. Ca se passe discrètement sur un parking, entre 2 camions, et le miracle survient avec 2 bidons de 20 litres : le pouvoir de l’argent !
Encore 2h de route et on atteint l’hôtel de sel, dont le nom s’explique par les blocs de pierre de sel d’Uyuni dont il est construit. Etonnant endroit où le sol est recouvert d’une poudre de sel et qui enfin offre un confort acceptable. Le grand luxe du jour : une douche d’eau chaude, avant une vraie nuit de sommeil correct !


Dimanche 4 mai 2008 : 5ème jour, dans le Salar d’Uyuni
On choisit de finir en beauté en allant assister au lever du soleil sur le Salar à 6h du matin. Le 4x4 pénètre sur la surface blanche du Salar qui a des airs de sol glacé. Il fait froid mais le spectacle vaut la peine. Il fait encore nuit mais au loin on distingue déjà la couleur orange qui émerge de la ligne d’horizon. Le disque solaire fait son apparition peu à peu, et sur l’immensité plate du Salar, nos ombres prennent des longueurs insolites, tandis qu’au loin les premiers rayons du soleil se reflètent sur les hautes montagnes. Moment unique au milieu de ce Salar si silencieux.
On s’arrête ensuite sur une des îles de cactus, l’occasion de découvrir quelques arbres millénaires et d’apprécier la vue sur l’immense Salar depuis le sommet de l’île. Etonnant d’appeler cet endroit une ile mais imaginez une immense étendue blanche, parfaitement plate au milieu de la quelle émerge un peu partout des petites collines de roches et de cactus. D’en haut de cette île, le Salar d’Uyuni ressemble vraiment à une immense mer blanche sur laquelle flotte quelques 36 îles.
On joue ensuite avec les effets d’optique du Salar dont les distances semblent beaucoup plus courtes que la réalité. Cette étape est vraiment un endroit à part de tout ce que j’ai pu voir depuis le début de mon voyage.
On sort du Salar vers midi, le temps de déjeuner puis notre dernière étape sera le cimetière des trains d’Uyuni, endroit étonnant où sont entassées des dizaines de wagons et locomotives très anciennes.
Fin de l’aventure à Uyuni, la première vraie grande ville de Bolivie que nous foulons, endroit un peu sinistre auquel heureusement les tenues colorées des femmes boliviennes apportent un peu de gaité.


Cette expédition de 5 jours dans le Sud –Lipez et le Salar d’Uyuni aura été belle pour :
- les paysages de volcans, les lagunes colorées, et la faune sauvage
- l’expérience humaine avec les villageois
- la chance d’avoir fouler des endroits encore très peu fréquentés par les touristes

malgré le sérieux manque de confort des 3 premières nuits
...

retour aux autres articles du journal

 

Commentaires sur cet article

Ajouter votre commentairee

Dernieres actualités
10/08/2008 : Tout a une fin ...et un autre debut....
08/08/2008 : Derniers jours a Madrid
04/08/2008 : Avant-derniere etape du periple, sous le soleil du Mexique
24/07/2008 : Au Costa Rica, une destination pour les amateurs de surf et de nature...
30/06/2008 : 3 semaines en Equateur, derniere etape dAmerique du Sud avant de m'envoler vers l'Amerique centrale
17/06/2008 : Aventures amazoniennes dans le Parc de Manu
01/06/2008 : A la decouverte de la mysterieuse cite Inca
25/05/2008 : La douceur de vivre d'Arequipa et la beauté du Canyon de Colca
19/05/2008 : Au bord du lac Titicaca
13/05/2008 : Copacabana et la Isla del Sol
29/04/2008 : A la decouverte du desert d'Atacama
17/04/2008 : Sur l'ile des Moais
07/04/2008 : 10j dans des lagons de reve
26/03/2008 : 3 semaines et demi chez les Kiwis !
03/03/2008 : 10 jours sur le "Caillou"


Autres liens :

Tags
Bolivie - potosi - Uyuni - Sucre - La Paz - Sud Lipez - En Bolivie au coeur de l'Amerique du Sud profonde - salar d uyuni tour -